André Frère Éditions

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Voices in Kyiv

Catherine Gfeller

25,00 €

Catégorie : .
  • Photographies : Catherine Gfeller
  • Textes : Andrei Kurkov, Marie-Ève Celio
  • 68 pages
  • Format 16,5 x 22,5 cm
  • 65 images en quadrichromie
  • Couverture souple + jaquette
  • Langues : ukrainien / anglais / français
  • Sortie : octobre 2018
  • 25 €

L’artiste suisse Catherine Gfeller, suite à un séjour en mai 2017 à Kiev, propose une interprétation originale de cette ville, qu’elle fait dialoguer visuellement et acoustiquement avec les gens qu’elles y a rencontrés, écrivains, journalistes, architectes.

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«La voix est la liberté» criaient les manifestants en 2014 sur la place Maïdan. La voix est la vie. La vie est mouvement et c’est ce mouvement, ces voix que Catherine cherchent à rendre. Au-delà de la vie elle-même, la voix est aussi poésie et politique. Elle a une force symbolique expressive. Lors des événements tragiques de 2014, des poètes ukrainiens récitaient. Des mots contre des balles. Des mots qui sonnent encore et que Catherine reprend. «Le passé ne veut pas passer» disent les habitants de Kiev. Echo, juxtaposition. Catherine Gfeller brouille le temps.

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Dans ses compositions photographiques, les images se superposent, donnant une impression de mouvement. Mouvements, mots, Maïdan… Quatre ans ont passé. La ville a repris sa liberté, rythmée par les moyens de transport que l’artiste saisit furtivement, défilant au regard du spectateur : «Bus Landscape», «Metro People Landscape», «Women Tram», «Woman Car». La ville se voit investie de vies. Les gens circulent, se retrouvent, s’animent, s’émeuvent, se meuvent sur la place Maïdan, certes, mais aussi autour de l’Université, autour des églises Sainte-Sophie, Saint-Michel, Saint-André ou Saint-Cyril, le nouveau quartier du port, le long du fleuve, sur les ponts qui relient l’Est et l’Ouest de Kiev, autant de lieux que l’artiste nous laissent deviner sur ses photographies, invitant le spectateur à entrer dans l’image, à franchir la limite de la réalité, comme si les événements passés ne pouvaient être vrais car insupportables, à glisser dans le temps, du présent au passé, de la guerre à la paix.

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Le passage n’est pas toujours fluide. Il y a aussi collisions. Des couleurs crient : verts stridents, jaunes acides comme dans «Flowing Free» ou «Free Orientation». Le souvenir n’est pas doux. La mémoire affleure et heurte. Et dans cette ville, des parcs et des arbres. L’artiste offre à voir ces espaces, comme des lieux de refuge lors des massacres, comme des lieux d’asile, mais aussi comme des lieux d’espoir, la nature rappelant la force suprême d’un cycle vital.

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L’artiste se positionne comme une observatrice étrangère offrant à voir et à entendre un dialogue imagé, qui propose une double fonction : connaître et faire connaître.
Dr. Marie-Ève Celio, historienne de l’art, Washington.

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Catherine Gfeller est une artiste suisse, basée à Paris et dans le sud de la France, Catherine Gfeller expose un peu partout dans le monde depuis 1988.