André Frère Éditions

Couverture de l’ouvrage «Lettres à un médecin» de Stanislas Amand aux Éditions ANdré Frère

Lettres à un médecin

Stanislas Amand

25,00 €

Catégorie : .
  • Photographies: Stanislas Amand
  • Textes de:
    Stanislas Amand
    Nicolas Féodoroff
    Anne Klein
    Yvon Lemay
    Thomas Micoulet
    Anne-Laure Oberson
  • 208 pages
  • Format 15x24cm
  • Couverture souple
  • ISBN: 979-10-92265-06-4
  • Sortie: 14 octobre 2013
  • Prix: 25€

Stanislas Amand vit entre Paris et Toulon. Formé aux mathématiques puis étudiant à l’École nationale de la photographie d’Arles, il a été lauréat de la villa Médicis en 1997.De Stanislas Amand, on connaît déjà ses Lettres à une galeriste, correspondance avec un personnage fictif donnant matière à observation et à réflexion sur le monde qui nous entoure.
Voici les Lettres à un médecin: changement d’interlocuteur, certes. Mais de méthode ? Pas totalement. En effet, la médecine, l’hôpital, et certains de ses outils comme la photographie, sont autant d’éléments passés au filtre du regard scrutateur et toujours en rebond de Stanislas Amand. Ici, il nous livre une sorte d’atlas personnel constitué d’un corpus d’image au départ délimité, ce que l’institution a produit comme image : ses photographies techniques, les comptes rendus de colloques, la vie quotidienne du personnel de l’hôpital. Décrire, se souvenir, montrer, sont les fonctions principales de la photographies mises en œuvre par ces images. Telles que redistribuées par Stanislas Amand, les catégories vacillent.

Il est donc avant tout question dans cette correspondance du regard porté par Stanislas Amand sur des archives constituées et non d’un archivage proprement dit, qu’il mêle néanmoins à des images qu’il a produites comme à des icônes de l’histoire de la photographie et de la peinture. Croisant, confrontant, associant les unes aux autres, que ce soient des archives médicales comme des collections d’objets, notre attention se trouve portée vers des productions remplissant le plus souvent une visée pratique : photographies de diverses pathologies, accessoires de soins. S’y attarder permet de dévoiler la valeur esthétique des images comme des objets, un geste qui est pleinement revendiqué et qui s’inscrit dans une dialectique articulant document/objet esthétique, mouvement d’aller retour qui a une longue et riche histoire depuis l’invention de la photographie, et qui contribue à construire notre regard sur les images. Avec Stanislas Amand, le document tend à devenir une sorte de monument témoignant d’une histoire secrète des formes, qui en constitue une sorte de révélateur. Par le choix des images retenues, Stanislas Amand, plus intempestif, fouille notre fascination pour ce qui fait déborder l’image d’elle-même, nous touche au plus intime, hors de ses rôles circonscrits comme de ses significations balisées, sans les laisser pour autant être recouvertes du seul sentiment nostalgique.

Stanislas AMAND vit entre Paris et Toulon. Formé aux mathématiques puis étudiant à l’Ecole nationale de la photographie d’Arles, il a été lauréat de la villa Médicis en 1997.
Il prépare un ouvrage traitant des rapports entre esthétique et politique urbaine. Chargé de cours à l’institut d’Urbanisme de Paris (université de Créteil), son activité crée naturellement des ponts entre les logiques trop souvent cloisonnées du monde de l’art et de la ville