André Frère Éditions

Last Water War, Émeric Lhuisset, André Frère Éditions

Last Water War, Ruins of a future

Émeric Lhuisset

25,00 €

Catégorie : .
  • Pochette / bandeau 16,5 x 22 cm, comprenant 4 cartes / dépliants – format ouvert 60 x 80 cm
  • 35 images couleur
  • Couverture souple
  • Français / anglais / arabe
  • ISBN : 979-10-92265-48-4
  • Prix : 25 €
  • Préface de Jack Lang
  • Sortie : le 15 octobre 2016

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Le livre objet est pensé comme un objet artistique mais aussi scientifique. Il se divise en 4 parties :
1. Approche géopolitique : Alan Kaval
2. Approche climatique : Julia Marton-Lefèvre, Sarah Hassan
Focus sur le sud de l’Irak : Sarah Hassan
3. Approche historique : docteur Ariane Thomas
4. Regard critique : Philippe Dagen

Depuis que les hommes cultivent la terre, les rivalités autour de l’eau sont source de différends. Cette notion est exprimée directement dans la langue française : « rivalité », du latin rivalis, signifie « celui qui utilise la même rivière qu’un autre ».

C’est vers 2600 avant J.C. en Mésopotamie (actuel Irak) que s’est déroulée la première guerre de l’eau connue. Les cités-États d’Umma et de Lagash (dont Girsu est la capitale religieuse) se disputèrent pendant plusieurs siècles l’exploitation de canaux d’irrigation alimentés par le Tigre.

Les jeux de pouvoir entre puissances régionales, la guerre civile en Syrie, la présence de l’État Islamique, qui a fait du contrôle des barrages un objectif stratégique, le contrôle exercé en amont par la Turquie sur le débit du Tigre et de l’Euphrate sont autant de facteurs d’instabilité et de tensions. Couplés au fort accroissement démographique, à la rareté croissante des ressources en eau dans la région et au réchauffement climatique, ils alimentent les craintes de voir éclater une « nouvelle guerre de l’eau », sur les lieux mêmes de la destruction de la cité antique de Girsu, qui a marqué en 2350 avant J.C. la fin de 300 ans de guerre de l’eau.

C’est avec une série de photographies réalisées en Irak sur le site archéologique de Girsu, que l’artiste Émeric Lhuisset tente de nous questionner sur un futur à travers la ruine, cette forme architecturale sculptée par le temps, point de rencontre entre passé, présent et futur ; preuve intangible du caractère éphémère et fragile de toute civilisation humaine.